Le Pin de Galle : une décennie d’attente
Le 10 août 2014, le Journal Officiel publiait un arrêté reconnaissant l’état de catastrophe naturelle pour mouvements de terrain à la commune du Pradet, à la suite des intempéries des 7 et 8 février 2014. Pourtant, plus de dix ans plus tard, la situation des habitants des calanques reste un sujet d’inquiétude et de désarroi.
Un nouvel épisode pluvieux et ses conséquences
En décembre 2014, un nouvel épisode de pluies exceptionnelles a durement touché les calanques du Pin de Galle et de la Pinède. Des pluies torrentielles ont provoqué deux glissements de terrain : l’un a emporté une partie du parking municipal du côté du Pin de Galle, et l’autre a affecté la Pinède. Suite à ces évènements, un nouvel arrêté de catastrophe naturelle a été déclaré par la mairie, accompagné d’une interdiction d’habiter dans les zones classées « noire » et « rouge ».
Une bataille judiciaire pour la sécurité
Face au refus de la mairie d’entreprendre des travaux de sécurisation de la falaise, la SCI Les calanques du Pin de Galle a entamé une procédure judiciaire. L’objectif ? Obtenir la nomination d’experts géologues pour identifier les causes des dégâts et déterminer les travaux nécessaires.
En 2018 et 2020, deux experts judiciaires ont été mandatés. Leurs conclusions sont claires : les éboulements sont le résultat de la montée des eaux dans le plan de la Garde, due aux fortes précipitations, qui a fragilisé la falaise du Pin de Galle. Ils ont également confirmé la faisabilité des travaux de consolidation.
Malgré ces conclusions, la mairie a commandé ses propres études géologiques. Ces dernières n’ont pas contredit les conclusions des experts judiciaires concernant le Pin de Galle. Pour la Pinède, elles ont même révélé un phénomène d’érosion marine nécessitant la mise en place d’un enrochement au bas de la falaise pour briser la force des vagues.
Un jugement non appliqué et un appel
Le 23 juin 2022, le Tribunal Administratif de Toulon a enjoint à la commune du Pradet de réaliser les travaux de confortement de la falaise du Pin de Galle dans un délai d’un an. En réponse, la mairie a fait appel de ce jugement devant la Cour Administrative d’Appel de Marseille. En janvier 2025, la cour d’appel a ordonné une expertise complémentaire sur la nature des travaux à réaliser, sans se prononcer sur le fond.
L’urgence d’agir pour un patrimoine commun
Le Pin de Galle est un patrimoine immobilier et touristique précieux pour la commune. Le laisser dans cet état de défiguration n’est pas une option. Il est urgent d’apporter sécurité et tranquillité aux habitants en engageant au plus vite les travaux de consolidation. Des subventions sont disponibles à différents niveaux pour la création d’un « Fonds Risque » et doivent être sollicitées sans plus attendre.



